Pour aider les enfants de Kinshasa.

Liste de commentaires pour la catégorie ‘Témoignages’

Deux témoignages d’enfants

Date de publication: 26 février 2013 | Témoignages | Pas de commentaire »

HISTOIRE DE G. S. N.

Né le 12/11/1995 à Kwilu Ngongo (Bas-Congo) je suis devenu orphelin de père et de mère En 2003, je n’avais que 8 ans. Ma mère était la dernière à mourir.
Après l’enterrement de ma défunte mère, mes oncles et tantes se sont réunis pour statuer sur mon cas. Personne ne voulait me prendre sous prétexte que j’étais un sorcier. Il m’a été attribué la responsabilité de la mort de mes parents.
Je souffrais d’une otite mal soignée. Cette maladie a été interprétée comme le résultat de mes nombreuses communications « téléphoniques » avec le monde invisible !

Une dame de mon village vivant à Kinshasa m’a pris avec elle. Elle connaissait mes parents, ils sont du même village. Elle m’a inscrit à l’école primaire Bambou où elle était institutrice. C’est quand je suis arrivé en 5ème primaire qu’elle a entendu parler de Oser la vie. Elle leur a parlé de moi en sollicitant d’être soutenue pour ma scolarisation. Un contrat a été signé entre Oser la Vie et elle afin de définir le rôle de chacun dans ma prise en charge. Je vis dans la famille de maman Adolphine Kalusodi et OLV prend en charge mes études, mes soins médicaux et plus si besoin est.

Grâce à l’hospitalité de ma « mère » ainsi qu’au soutien de O L V, j’ai retrouvé la joie de vivre. J’évolue bien à l’école. Aujourd’hui, je suis en cinquième des humanités, section électricité. Mon otite a été très bien soignée, j’en suis guéri et je me porte bien.

Merci à vous tous du soutien que vous accordez à l’asbl Oser La vie !

HISTOIRE DE E. M. K.

Je suis né le 25/11/1995 à Kinshasa (RDC), je suis orphelin de père et de mère.
Je vivais dans la rue déjà à l’âge de cinq ans prés de l’église catholique Cœur Immaculé de Marie à Masina (Une de Commune de Kinshasa).
Le père curé de cette église m’aidait mais toujours dans la rue, puis il proposa à un des responsables des cellules de l’église de me prendre chez lui.
Ma nouvelle famille me donna son nom. Le curé intervenait pour le payement des frais scolaires à l’école primaire Bambous où j’étudiais.

Le mandat du curé étant terminé, il rentra chez lui en Espagne. Me voici à nouveau sans soutien car ma famille adoptive n’avait pas de moyens. J’étais en troisième primaire.
Oser la Vie aidait déjà quelques enfants dans mon école, c’est ainsi que mon « père » avait pris contact avec elle. Oser la Vie me soutient depuis la quatrième primaire. Je suis actuellement en quatrième des humanités scientifiques, option mathématiques et Physique.
J’évolue très bien dans mes études et dans ma famille adoptive.

Témoignage d’un étudiant

Date de publication: 13 mars 2012 | Témoignages | Fin des commentaires

Etudiant en Science Sociales à l’Université de Gand, j’ai passé un mois (du 1/10/2011 au 27/11/2011) à Kinshasa.

L’objectif de mon voyage était la collecte de données pour ma thèse de fin de cycle du master. Le sujet à développer était « L’impact du conflit dans le développement ». Les enfants accusés de sorcellerie étant un résultat inhabituel d’un conflit, il m’a semblé intéressant de mener une réflexion sur l’impact de ce phénomène dans le développement.

Avant de continuer, je voudrais vous dire tout mon étonnement quant à l’accueil qui m’a été réservé aussi bien dans mon lieu d’hébergement chez Sabine, la sœur de Mithé, que chez Armand (le coordonnateur) et son épouse pendant nos matinées de travail chez lui.

J’ai fait une expérience extraordinaire et je suis sûr que ma thèse sera un succès. J’ai rencontré une ONG qui, malgré ses difficultés, fait tout son possible pour améliore les conditions de vie des plus faibles de la société, c’est-à-dire les enfants. La particularité de l’asbl Oser la Vie Kinshasa, c’est la jeunesse de son équipe. J’ai été touché par le dynamisme, l’enthousiasme, l’optimisme et l’idéalisme de cette jeune équipe. Le Congo a vraiment besoin de personnalités comme eux.

J’ai rencontré des gens intéressants et loyaux. Ils m’ont beaucoup apporté, aussi bien sur le plan humain que sur le plan de l’information concernant mes recherches scientifiques. Leur conviction est telle qu’en les quittant,  il n’y avait plus aucun doute pour moi : un enfant n’est vraiment pas sorcier!

Je remercie Charlaine, David, Prince et Gloria qui m’ont assisté pendant ma recherche scientifique. Un tout grand merci pour les excursions que vous avez organisées pour moi. Ces quelques moments de détente m’ont permis de décompresser un peu. Je ne vous oublierai jamais. J’espère que nos chemins se croiseront un jour en Belgique ou au Congo.

Je vous souhaite un avenir favorable.

N’abandonnez pas !

Merci pour tout !

Koen (stagiaire)

Témoignage d’une jeune fille

Date de publication: 8 mars 2012 | Témoignages | Fin des commentaires

J’ai 15 ans. Je suis en 5ème année des humanités supérieures, option Coupe et Couture.

Il y a 7 ans, je n’avais aucun avenir. J’avais 8 ans et la plus grande partie de ma vie se passait dans les rues de mon quartier. Orpheline de mes deux parents, je m’étais retrouvée chez ma tante. Dans cette famille, on ne s’intéressait vraiment pas à moi. J’étais plus une charge qu’un enfant fragilisé par la perte de ses parents.

Ma rencontre avec Oser la Vie  a changé ma vie. Après plusieurs réunions avec ma famille biologique de second plan (oncles, tantes, etc.) provoquées et supervisées par Oser la Vie, j’ai été placée chez une autre tante.

La collaboration entre mes parents d’accueil, les éducateurs et la psychologue de l’asbl Oser la Vie me permet de rester dans une famille et de bénéficier de la chaleur d’un foyer. Ceci me procure l’équilibre nécessaire à mon évolution dans ma scolarisation.

MICHAI Marie-France

Témoignage d’une marraine

Date de publication: 23 juillet 2006 | Témoignages | Fin des commentaires

Julienne vit en Belgique depuis plus de trente ans. De ses dix frères et sœurs qu’elle a laissé à Kinshasa, l’un est mort, laissant onze orphelins que leurs oncles et tantes recueillent tant bien que mal, réclamant qu’elle envoie de son « Eldorado » européen de l’argent pour les scolariser.

De son maigre salaire d’infirmière, elle envoie ce qu’elle peut, mais n’obtient jamais de nouvelles rassurantes des enfants du défunt : on les dits mêmes sorciers. Au contraire, il lui revient que son argent fait l’affaire de ses frères et sœurs bien vivants, qui lui en réclament toujours plus.

A bout de ressources, elle était sur le point de laisser tomber les bras, quand elle rencontre Oser la Vie lors du concert de Basse-Wavre (11 nov. 2005) : on en a parlé à la télé et elle veut rencontrer la responsable.

Sans enquête ni formalités, Ahindo lui fait confiance et élabore une solution : Oser la Vie va prendre en charge les enfants que Julienne croit pouvoir assumer : on paiera leur minerval scolaire, l’uniforme et les souliers, le cartable et les cahiers, ainsi que leurs frais médicaux. Julienne remboursera OLV à son rythme, comme elle pourra : actuellement 50 euros par mois.

Mais avec Oser la vie, pas question de détourner l’argent de son but : c’est directement pour les cinq enfants que Julienne a décidé d’aider. Celle-ci, apaisée, remercie la Providence de lui avoir fait connaître Oser la vie.
 

Retrouvailles avec Octave

Date de publication: 2 février 2006 | Témoignages | Fin des commentaires

N.B. « Octave » est un nom d’emprunt, par respect pour la vie privée de cet enfant.

Retrouver cet enfant est un véritable miracle pour moi. Je n’y croyais plus du tout, j’étais épuisée et fauchée. C’était la fin de mon séjour.

J’avais l’esprit ici et là-bas, le cœur animé d’une foule de sentiments : tantôt l’incompréhension face au visage inhumain que porte le Congo vis-à-vis des enfants des rues, tantôt le cœur réchauffé par les actions menées ça et là par les associations locales, tantôt dégoûtée d’avance par le luxe et le confort qui m’attendaient à huit heures de vol de là, tantôt triste de laisser ma mère et ma famille, tantôt toute minuscule devant les listes des orphelins de l’école Bambou, toutefois heureuse de retrouver mon mari, notre grande fille, mes amis et puis tous les membres de Oser la vie qui ont accompagné mon séjour dans leurs pensées….

C’est à ce moment là que tout s’est emballé ; un coup de fil, un rendez-vous, visite des centres ouverts, ces lieux où la misère te lance un défi en pleine figure, découverte d’une autre facette de la vie des gosses des rues, suspens, long moment d’attente, marche épuisante et interminable sous le soleil, négociation.

Et puis j’entends retentir dans mes oreilles : Madame, je vous présente Octave ! Ma gorge se serre, je retiens mes larmes, le gosse était littéralement fatigué, il était occupé à faire la vaisselle à même le sol, accroupi, il lève son doux regard et me fixe droit dans les yeux. Ne sachant quoi lui dire, je lâche : bonjour ! Je suis Mithé, je te cherchais, ça fait 3 semaines que je te cherche. Il ne dit rien et reste imperturbable.

Lire la suite »