Pour aider les enfants de Kinshasa.

Notre histoire

Formation de l’asbl “Oser La Vie”

En février 2004, un reportage d’Elisabeth Burdot et Edith Van Hove passe dans Actuel sur la Une de la RTBF : ” la nouvelle stratégie du diable “. On y décrit le drame des enfants dits sorciers de Kinshasa. Ahindo Osumbu et son mari Marc Van Doren suivent avec effroi l’émission et décident de leur venir en aide. Ahindo (Mithé pour les intimes) est originaire de Kinshasa, sa famille y vit encore et tout cela est très concret pour elle. L’ASBL est aussitôt fondée, avec un pendant congolais : Oser la vie-Kinshasa, pour être son partenaire local.

Les enfants dits “sorciers” de Kinshasa

La croyance dans la sorcellerie a toujours existé en Afrique, mais le Congo n’avait jamais connu le mythe de l’enfant sorcier, cela ne fait pas partie de sa culture. Ce phénomène ne s’est développé qu’au cours des années 1990, avec l’apparition de sectes religieuses et d’un exode rural occasionné par les difficultés économiques et les ravages de la guerre. L’extrême pauvreté et la misère indescriptible, souvent sans issue, qui frappent le Congo ont conduit les Congolais à s’accrocher aux églises, à toutes sortes de croyances et superstitions dans tous les domaines.

Ils sont des milliers d’enfants à être qualifiés de sorciers dans le pays. Les raisons sont toujours les mêmes : le chômage, le deuil, l’accident qui frappe la famille ou le voisinage ou tout simplement une pauvreté insoutenable. Les familles cherchent un bouc émissaire à leurs malheurs et le trouvent en la personne des enfants qu’ils ont en charge (orphelins ou enfants d’un précédent mariage..) et qu’on accuse alors d’être responsable de tous leurs maux.

Pour l’enfant accusé ainsi de sorcellerie, commence alors la maltraitance et la stigmatisation. Il est marginalisé, le clan le rejette et l’enfant est contraint de rejoindre la rue.

Ces abominations sont soutenues par les sectes qui pullulent à Kinshasa. Ces nouvelles églises y trouvent en effet un commerce très lucratif : le désenvoûtement se paye très cher. Ce sont les “pasteurs” eux-mêmes qui, la plupart du temps, détectent les mauvais esprits chez l’enfant et en font une victime expiatoire qu’ils ne demandent qu’à exorciser.

Notre action

Notre bureau à Kinshasa détecte, surtout à l’école Bambou, les enfants vulnérables menacés d’exclusion sous prétexte de sorcellerie.

Ce sont des orphelins ou des enfants délaissés après un divorce, dont plus personne ne paie le minerval, souvent même pas les soins médicaux ni le nécessaire vital.

Notre association prend en charge la scolarité  et les soins médicaux de ces enfants dont le sourire a souvent disparu de leurs visages.  Elle prend également contact avec leurs familles et les convainc de renouer les liens. Dans le cas où ces liens ne sont plus possibles, notre association recherche une famille d’accueil.

L’asbl OSER LA VIE travaille en partenariat avec d’autres associations qui ont de l’expérience dans l’approche des enfants des rues. Très présente sur le terrain, notre association repère les enfants vulnérables et préventivement les prend en charge en collaboration avec la famille d’accueil. Elle participe aussi au processus de la réinsertion sociale des enfants des rues et « dits sorciers ».

Au sein de cette institution, une écoute attentive et patiente de l’enfant suivie d’une médiation permet de rendre à l’enfant sa dignité. Ce long travail a pour objectif de rétablir une relation saine entre l’enfant et sa famille.

Oser la Vie se donne 2 priorités :

  • Prévenir l’exclusion des enfants en soutenant les familles démunies qui ont la charge des orphelins ou de tout autre enfant en plus de leurs propres enfants.
  • Maintenir l’enfant dans la famille après sa réinsertion tout en lui permettant de se scolariser.

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Ahindo pose au directeur de l’école Bambou la question suivante :  « Que pensez-vous de ce que fait Oser La Vie ? »

Le directeur répond :

« Près de berges du fleuve, les pêcheurs s’affairent dans leurs pirogues. Vient à passer au large un navire qui est visiblement en difficulté… et qui soudain se met à couler.  Cris, plongeons de centaines de naufragés. La plupart des pêcheurs regardent impuissants : que peut leur pirogue pour ces centaines de personnes ? Mais vous, Oser la Vie, vous pagayez jusqu’au lieu du sinistre, et sauvez cinq naufragés ! »

Campagnes de sensibilisation 

Mais cette prise en charge n’est pas suffisante, notre association désire également s’attaquer aux véritables causes du problème : la croyance en la sorcellerie.

Elle s’allie et met en place toutes actions qui tendent à faire respecter le droit des enfants.

Vous trouverez dans la rubrique “action locale” un résumé des différentes actions entreprises sur le terrain.

Informations concernant l’association

En Belgique

Ahindo Osumbu (Mithé), présidente et fondatrice : âme et moteur de l’asbl, originaire du Congo, a toute sa famille à Kinshasa : c’est pourquoi elle n’a pas su rester indifférente quand elle a appris l’existence des enfants dits “sorciers”.

Marc Van Doren, vice-président.

Chantal Bukanga Kisele, conseillère et co-fondatrice : également congolaise, elle est d’un précieux secours pour bien des actions à mener.

Xavier Favresse, trésorier: ancien coopérant au Sénégal, il a aussi été touché par ces enfants et est dans les premiers à avoir rejoint l’équipe.

Cécile Lederer, assistante : organise les parrainages d’enfants et rempli de sa plume experte bon nombre des documents d’Oser La Vie.

Numéro d’agrégation: 867 832 175.
Date de création de l’association: 14 octobre 2004.

En République Démocratique du Congo

Armand Osesa Osumbu, administrateur général : notre cheville ouvrière à Kinshasa. Formé aux techniques d’éducateur de rue, il fait le lien entre tous nos partenaires et les enfants.

Prince Mputu, assistant.