Pour aider les enfants de Kinshasa.

Voyage de Léon-Michel à Kinshasa

1 décembre 2006 | Rapports de voyage | Fin des commentaires

Léon-Michel est congolais, mais vit à Wavre depuis des années. Il est psychologue et donne des formations à la communication dans des entreprises.

Il a rendu visite à Oser la Vie à Kinshasa (Masina) pour y rencontrer Osesa et Prince, nos deux valeureux éducateurs de rues. Il a pu voir tout ce qu’ils font pour nos enfants et nous a rapporté surtout la bonne impression qu’il avait eue. Ce qui l’a le plus réjoui, c’est l’enthousiasme des enfants d’Oser la Vie autour d’Osesa et Prince à l’école Bambou.  

Il a également apporté son témoignage aux membres du club Richelieu de la Dyle, lors de l’exposé qui leur était fait par notre secrétaire Micky Ducamp sur la problématique des enfants dits “sorciers” de Kinshasa et sur l’action d’Oser la Vie.

Merci Léon-Michel

Ouverture d’un cybercentre à Kinshasa

4 septembre 2006 | Action locale, Actions | Fin des commentaires

Le projet était dans l’air : il fallait lancer une activité professionnelle à Kinshasa pour donner un peu d’autonomie financière à nos partenaires locaux.

Il nous a semblé que tout serait bien plus facile si les communications entre nous l’étaient aussi. Et puis un cybercentre pourrait déjà rapporter un peu. Il pourrait même servir à former les jeunes dont nous nous occupons sur cette matière devenue si importante dans le monde moderne qu’est l’informatique. 

Les Assurances Fédérales et la Régie des Bâtiments ont entendu notre appel, ils nous ont fourni 20 ordinateurs récemment déclassés, mais tout-à-fait convenables.

Restait à les acheminer, l’armée belge a acceptée de transporter gratuitement les quatre palettes du précieux matériel vers Ndjili, l’aéroport de Kinshasa. Et puisqu’une aubaine ne vient jamais seule, le transporteur BPS de Zaventem a assuré le transport initial de Wavre à Melsbroek.

Le 4 septembre 2006, notre collaborateur à Kinshasa, Osesa Osumbu, a réceptionné les quatre palettes de matériel et s’est s’affairé avec un technicien, de brancher tous ces ordinateurs, de les mettre en réseau et de “monter” le cyber-centre.

Début 2007, nous recevions le premier email en provenance du Cybercentre. Ci-dessous quelques photos.

 

Témoignage d’une marraine

23 juillet 2006 | Témoignages | Fin des commentaires

Julienne vit en Belgique depuis plus de trente ans. De ses dix frères et sœurs qu’elle a laissé à Kinshasa, l’un est mort, laissant onze orphelins que leurs oncles et tantes recueillent tant bien que mal, réclamant qu’elle envoie de son « Eldorado » européen de l’argent pour les scolariser.

De son maigre salaire d’infirmière, elle envoie ce qu’elle peut, mais n’obtient jamais de nouvelles rassurantes des enfants du défunt : on les dits mêmes sorciers. Au contraire, il lui revient que son argent fait l’affaire de ses frères et sœurs bien vivants, qui lui en réclament toujours plus.

A bout de ressources, elle était sur le point de laisser tomber les bras, quand elle rencontre Oser la Vie lors du concert de Basse-Wavre (11 nov. 2005) : on en a parlé à la télé et elle veut rencontrer la responsable.

Sans enquête ni formalités, Ahindo lui fait confiance et élabore une solution : Oser la Vie va prendre en charge les enfants que Julienne croit pouvoir assumer : on paiera leur minerval scolaire, l’uniforme et les souliers, le cartable et les cahiers, ainsi que leurs frais médicaux. Julienne remboursera OLV à son rythme, comme elle pourra : actuellement 50 euros par mois.

Mais avec Oser la vie, pas question de détourner l’argent de son but : c’est directement pour les cinq enfants que Julienne a décidé d’aider. Celle-ci, apaisée, remercie la Providence de lui avoir fait connaître Oser la vie.
 

Voyage de Nicole Hottelet à Kinshasa

10 juin 2006 | Rapports de voyage | Fin des commentaires

Engagée à mi-temps pendant trois semaines pour une mission de la Croix-Rouge à Kin, Nicole a consacré le reste de son temps à visiter en détail Oser la Vie pour y observer son fonctionnement. 

Elle a eu l’occasion de rendre visite à chaque famille où vit l’un des enfants pris en charge par OLV. Elle a établi un rapport détaillé sur chaque enfant, notant son état général, le climat familial dans lequel il évolue, ses résultats scolaires. Elle a indiqué parfois le besoin d’une assistance psychologique ou de soins médicaux particuliers. 

Après son retour, elle a pu exposer la fiche de chaque enfant aux membres et sympathisants d’Oser la Vie-Belgique, et leur donner son témoignage lors d’une réunion tenue à Tongrinne le 21 juillet 2006. Cela n’a pas manqué de raviver le courage de tous pour poursuivre et amplifier l’action.

Merci Nicole

Retrouvailles avec Octave

2 février 2006 | Témoignages | Fin des commentaires

N.B. “Octave” est un nom d’emprunt, par respect pour la vie privée de cet enfant.

Retrouver cet enfant est un véritable miracle pour moi. Je n’y croyais plus du tout, j’étais épuisée et fauchée. C’était la fin de mon séjour.

J’avais l’esprit ici et là-bas, le cœur animé d’une foule de sentiments : tantôt l’incompréhension face au visage inhumain que porte le Congo vis-à-vis des enfants des rues, tantôt le cœur réchauffé par les actions menées ça et là par les associations locales, tantôt dégoûtée d’avance par le luxe et le confort qui m’attendaient à huit heures de vol de là, tantôt triste de laisser ma mère et ma famille, tantôt toute minuscule devant les listes des orphelins de l’école Bambou, toutefois heureuse de retrouver mon mari, notre grande fille, mes amis et puis tous les membres de Oser la vie qui ont accompagné mon séjour dans leurs pensées….

C’est à ce moment là que tout s’est emballé ; un coup de fil, un rendez-vous, visite des centres ouverts, ces lieux où la misère te lance un défi en pleine figure, découverte d’une autre facette de la vie des gosses des rues, suspens, long moment d’attente, marche épuisante et interminable sous le soleil, négociation.

Et puis j’entends retentir dans mes oreilles : Madame, je vous présente Octave ! Ma gorge se serre, je retiens mes larmes, le gosse était littéralement fatigué, il était occupé à faire la vaisselle à même le sol, accroupi, il lève son doux regard et me fixe droit dans les yeux. Ne sachant quoi lui dire, je lâche : bonjour ! Je suis Mithé, je te cherchais, ça fait 3 semaines que je te cherche. Il ne dit rien et reste imperturbable.

Lire la suite »